Nikola Karabatic et les Bleus sont à un pas de l'Euro 2010. (Maxppp) Contrat rempli. Face à la République tchèque, leader du groupe, l'objectif était double, ce dimanche à Lyon, pour l'équipe de France: tenir à distance le Portugal, vainqueur un peu plus tôt du Luxembourg (33-22), et laver l'affront du match aller, qui avait vu les Slaves s'imposer dès la deuxième journée de ces qualifications pour l'Euro 2010 (32-29), alors que les Experts venaient d'être sacrés champions olympiques à Pékin. Les hommes de Claude Onesta, revanchards, n'ont pas laissé passer leur chance, malgré la chaleur étouffante du Palais des Sports de Gerland. Résultat: une victoire studieuse (32-25), sans véritable folie, trompeuse sur la valeur de ces Tchèques.
Avec dix points chacune, ces deux équipes sont bien parties pour se qualifier au Championnat d'Europe. Si les Français dominent le Portugal, mercredi prochain, ils pourront partir en vacances l'esprit tranquille avant même le dernier rendez-vous de cette campagne, en Lettonie dimanche. Le sélectionneur aura alors le loisir de tester de nouveaux joueurs, ou de poursuivre l'apprentissage des jeunes éléments intronisés pendant ces éliminatoires. En attendant, et même épuisés par une saison à rallonge, les Bleus ont fait le métier. Pas toujours bons dans le repli défensif, ils ont été plus appliqués dans la construction, même si Claude Onesta leur a reproché un manque de patience.
S'ils avaient davantage fait tourner le ballon en attaque, les joueurs tricolores auraient trouvé des solutions plus rapidement (6-4, 12e). Heureusement pour eux que, peu à peu, la République tchèque a marqué le coup dans l'intensité physique, ce dont ont profité Michaël Guigou, Jérôme Fernandez et Luc Abalo pour creuser l'écart (14-9, 26e). A la pause, le moindre doute était chassé, les Experts s'étaient mis à l'abri (16-10, 30e) et n'allaient plus être rejoints bien que Nikola Karabatic se soit méfié jusqu'au bout. "Ils ont une équipe assez jeune, qui bouge et défend bien, ce n'est pas aussi facile que l'on croit...", a commenté le néo-Montpelliérain au micro de Sport+.
Mais cette équipe de France, auréolée d'or en début d'année lors du Championnat du monde, joue avec une telle confiance que l'adversaire doit être en surrégime constant s'il veut faire bonne figure. Les Tchèques ont eu beau garder un retard raisonnable pendant quelques minutes après le repos (20-15, 38e), ils n'ont pas tenu le choc sur la durée, minés par les quelques coups de génie de Nikola Karabatic et consorts (28-19, 50e). "Ça fait deux ou trois ans qu'on a des automatismes ensemble, et même quand le match est difficile, en général, on s'en sort", a ajouté Didier Dinart. Sauf improbable faillite à Nice dans trois jours, contre le Portugal, les Français s'envoleront pour l'Autriche en janvier prochain.

